COMBE DES BOURGUIGNONS
En 1989, un violent incendie ravageait les collines dominant Marguerittes. Cette catastrophe mettait au jour un ensemble très important de capitelles et de constructions en pierres sèches édifiées par les Rachalans du XVII au XVIIIème siècle, au lieu-dit « la Combe des Bourguignons ».
Les ouvrages de pierres sèches ont été réhabilités selon les techniques ancestrales et certains espaces replantés de vignes, d’oliviers, d’arbres fruitiers… comme autrefois.

C’est au cœur de la garrigue, que nous vous invitons à découvrir « le Pays des pierres qui poussent après la pluie », circuit-nature pour tout savoir sur les mystérieuses capitelles… et ceux qui les ont construites.
C’est sur la trace des derniers d’entre eux, les Rachalans, que nous vous entraînons. Ces ouvriers agricoles, pauvres d’entre les pauvres, vivaient dans notre région il y a deux siècles. Pour améliorer leur ordinaire et posséder enfin quelque chose sur cette terre, ils se sont lancés à la conquête de la Garrigue. Ils l’ont littéralement « construite », à la seule force des bras, déployant des trésors d’ingéniosité pour tirer profit d’une terre particulièrement ingrate.

Ils nous ont laissés un patrimoine extraordinaire que nous vous invitons à découvrir sur le circuit d’interprétation de la Combe des Bourguignons… « au Pays des pierres qui poussent après la pluie ».

Depuis 2002, ce parcours d’interprétation vous fait découvrir ce qu’était la vie ici et comment la Garrigue a évolué, sous l’emprise des hommes de l’Antiquité à nos jours. Long de 1,9 Km, il recèle des vestiges étonnants du travail de construction du paysage effectué par les Rachalans et de ce rapport étroit qu’ils ont eus avec la nature qui les entourait. Les panneaux disposés sur ce circuit vous permettent de mieux comprendre ce mode de vie oublié, les techniques de construction de notre patrimoine de pierres sèches, l’ingéniosité de la mise en culture de la Garrigue et notre environnement en perpétuelle évolution.

Un conservatoire variétal vous fera également mieux connaître l’olivier, l’arbre nourricier de la Méditerranée.
Il répertorie les principales variétés d’oliviers de notre région. De nombreuses plantations ont été effectuées sur la totalité du site, à l’ancienne, sur les murets et les terrasses. Elles témoignent fidèlement de ce qu’était notre paysage au temps où l’olivier était indispensable à notre vie quotidienne (alimentation, cuisson des aliments, éclairage, etc.…).

Les capitelles : Il ne s’agit pas de vestiges préhistoriques ! Les capitelles servaient d’abris aux Rachalans dans les parcelles les plus éloignées. Elles ont été construites avec le seul matériau disponible à profusion dans la Garrigue : la pierre !
Ceci permettait de faire un bon usage des roches qui étaient enlevées du sol pour rendre la terre cultivable.
Les techniques de construction des capitelles sont particulièrement ingénieuses (voûtes en encorbellement. Elles sont détaillées sur le circuit d’interprétation de la Combe des Bourguignons.
Accès : Depuis Marguerittes, suivre la route de Poulx après le pont de l’autoroute, tourner à gauche. L’accès à la Combe des Bourguignons est fléché à partir de ce point (3 min en voiture).

Informations : L’accès est gratuit. Stationnement à l’entrée du site. Fermez vos voitures et ne laissez pas d’objets précieux (parking non surveillé). Respectez la nature : utilisez les poubelles disposées autour du « Relais de la Combe », ne cueillez pas de plantes. Attention aux risques d’incendies. Ne pas grimper sur les capitelles et les murets. Le circuit est accessible au plus grand nombre malgré un dénivelé important en dehors de la zone de départ située autour du « Relais de la Combe ». Prévoir de bonnes chaussures. Attention la partie basse du circuit est inondable en période de crues. En été évitez les heures de grande chaleur.
Chasse, bivouac et pratique du V.T.T sont interdits.
(Téléchargement du circuit bientôt disponible)
LA GARRIGUE
À Marguerittes, nous possédons un élément de patrimoine que beaucoup nous envie : notre Garrigue.
Aux portes de l’agglomération nîmoise, c’est un espace resté libre, sauvage…et ouvert à tous. Sportifs, chasseurs ou promeneurs, nous aimons nous y ressourcer, retrouver le calme, y découvrir une foison d’odeurs et de couleurs.

Cette garrigue Marguerittoise est extraordinairement riche. Elle possède une faune et une flore remarquables qui offrent toujours des spectacles surprenants à qui sait observer. C’est aussi un lieu où reste marqué le témoignage de nos ancêtres. Partout, des murets, des clapas, des capitelles, des traces de cultures en terrasses rappellent leur labeur quotidien.

Oui, la garrigue est notre mémoire. Mais c’est aussi notre avenir, avec la préservation de grands espaces naturels. Elle nous relie autour de ce qui nous unit : l’art de vivre. Car Marguerittois de souche ou nouveaux arrivants, c’est bien cette même attirance qui nous fait aimer notre petite ville et la nature qui l’entoure. C’est pourquoi la municipalité de Marguerittes veille tout particulièrement au respect de ce patrimoine de garrigues. Depuis de nombreuses années, elle la protège et réhabilite ses espaces menacés, afin qu’elle continue à nous enchanter.
L'OLIVIER, ROI DES GARRIGUES
L’olivier… l’arbre fondateur de la Méditerranée a profondément marqué le paysage marguerittois. Indispensable à la vie de nos ancêtres, il faisait l’objet de soins jaloux et chaque arpent de garrigue propice à sa culture était mis en valeur. Cuisson et conservation des aliments, condiment, soins, éclairage, l’olivier et son huile étaient indispensables à la vie de nos sociétés méditerranéennes. Il en est devenu richesse et symbole.

Au centre de l’aire de production de la « Picholine », Marguerittes fut, pendant bien longtemps, l’un des grands fiefs de l’olivier. Le grand gel de 1956 et surtout l’arrivée sur le marché des huiles « exotiques » (arachide, colza, maïs) sonnèrent le glas de notre production oléicole, au nom d’une uniformisation de la consommation…et de la politique du moindre coût.

Pourtant, dans nos garrigues, le paysage reste encore marqué par le Grand Règne de l’Olivier. Olivette sur les terrasses, haies d’arbres…partout la garrigue concourt à rappeler une époque en pleine renaissance. Car aujourd’hui, on reconnaît à nouveau les vertus irremplaçables de l’olivier et de son huile. Notre paradoxe méditerranéen s’étale à la une des journaux féminins et de la presse scientifique. Nous en sommes ravis, car avec ce nouvel engouement, nous savons que nos traditions et nos garrigues continueront à vivre. Nous en avons fait, aussi, un cheval de bataille.
RANDONNÉES PÉDESTRES
Les sports nature : randonnée pédestre et VTT
Les nombreux chemins et sentiers qui sillonnent la garrigue constituent un véritable réseau vert pour les promeneurs. Ils sont ouverts à tous, balisés et entretenus par la ville de Marguerittes. Vous y trouverez de quoi satisfaire tous les niveaux de pratique. Attention, les VTT sont interdits sur le site de la Combe des Bourguignons.